1. Hop Hop Hop comment naissent des sophro-comptines

Les coulisses de « Hop Hop Hop je grandis ».

Les séances de sophrologie destinées aux tout-petits sont par nécessité, construites de manière plus ludique et créative.

Au cours d’une séance de sophrologie, le ou la sophrologue s’adapte sans se laisser dérouter au langage corporel de l’enfant, à ses mimiques, à son agitation ou encore à son silence. Une séance de sophrologie avec un « moins de 9 ans » est souvent (même involontairement) très inventive et peut aller jusqu’à ressembler à une séance d’acrobatie. C’est ainsi que je me suis vue, lors d’une première séance avec un Louis de 5 ans et demi, ramper sous mon bureau derrière lui, sous les yeux ébahis de son père qui se demandait où il avait atterri. Je me suis relevée un peu rouge et ébouriffée certes, mais dans cette posture de jeu, l’enfant avait dit des choses importantes. Nous pouvions commencer à travailler.

Il n’est pas rare qu’au cours de mes séances, j’adapte totalement les exercices à la demande gestuelle de l’enfant. Dans ces moments, je dis même aux parents revenant chercher leur enfant, qu’il m’a fait découvrir de nouveaux exercices. Ce qui est tout à fait vrai.

La première des sophro-comptines

Ma première sophro-comptine est née pendant une séance avec une fillette que je recevais pour des difficultés d’endormissement (et oui un grand classique). J’ai dans un tiroir « magique », foultitude de doudous et autres petits accessoires avec lesquels les enfants aiment travailler. Je lui ai proposé de s’allonger sur le tapis, et lui ai posé un petit lapin en peluche blanc afin qu’elle ressente bien les différents mouvements de sa respiration, puis j’ai laissé jaillir un Terpnos Logos pour le moins décalé, sous forme de poème que j’ai nommé juste pour elle « Doudou doit dormir ».

Ce texte n’était rien d’autre que la séance bien connue de « La bulle ». La petite fille est revenue la semaine suivante, elle s’est spontanément allongée sur la méridienne et m’a demandé de lui « redire Doudou doit dormir » parce que grâce à lui, elle avait bien dormi. Je ne me souvenais plus trop des mots que j’avais utilisé, alors j’ai improvisé, retrouvant par ci par là quelques bribes et cela a abouti sur un autre poème du même acabit. Lorsqu’elle est partie, j’ai noté les mots sur mon ordinateur et c’est ainsi que l’idée a germé, que peut-être auprès des enfants, on pouvait faire preuve d’un peu d’audace en sophrologie, tout simplement, parce qu’ils sont encore prêts pour cela. C’est dans ce contexte que j’ai écrit quelques séances à la base, tout à fait classiques, mais sous forme de poèmes, en prose ou en rimes. Je m’en suis donnée à cœur joie et j’ai pris le rythme de proposer à chacun des enfants qui passaient dans mon cabinet, en fin de séance, l’un de ces poèmes, comme un petit cadeau « d’au-revoir à la prochaine », un cadeau pour nous deux évidemment car vous dire le plaisir de scander à voix haute de la sophrologie proche du slam !

Rapidement, les enfants se sont approprié ces textes par la voix, le mime, le son, le toucher, pour en faire une parenthèse sophropoétique qu’ils me réclamaient lorsque je ne la prévoyais pas.

Ainsi, après avoir écrit de nombreux livres destinés aux enfants, et après m’être spécialisée auprès de la petite enfance en tant que sophrologue, je me suis fait l’immense plaisir de regrouper les deux arts pour créer « Hop Hop Hop je grandis ».

Puissent ces sophro-comptines être le reflet de tous les horizons que la sophrologie ouvre à celles et ceux qui la pratiquent.

 

Les coulisses du livre: