3. La rencontre avec Marie Poirier

Les coulisses de « Hop Hop Hop je grandis ».

« Simplicité et fluidité » sont deux mots qui symbolisent notre collaboration.

J’avais en tête le trait que je souhaitais pour accompagner mes sophro-comptines mais pas encore l’illustratrice ou l’illustrateur.

C’est drôle cette capacité illimitée qu’ont les écrivain•es qui ne savent pas du tout dessiner, à user de mille mots bizarres et imprécis pour exprimer ce qu’ils ou elles veulent. Personnellement, je fonctionne par « sensations », les illustratrices qui ont travaillé avec moi le savent bien. J’ai des « impressions », je parle de « ce que je ressens » de ce que « je perçois » etc… Ce qui peut donner lieu à des conversations souvent drôles, et en général plutôt très longues. Ces impressions diffuses ont aussi parfois pour effet de légèrement complexifier le travail de la personne qui a pour mission de faire la moitié du livre.

Revenons à notre rencontre. J’ai donc fait comme j’ai l’habitude de faire. J’y suis allée. J’ai commencé à regarder les sites, les blogs. J’ai ouvert grand mes yeux et laissé parler mon émerveillement devant telle ou telle illustration. Très vite, j’ai pu admirer les travaux de Marie Poirier, et notamment sur le site d’un éditeur que nous avons eu en commun, les éditions des Braques, chez qui elle avait illustré le livre « Nougaro enchanté ». Le jour même, je lui ai envoyé mon pitch (dans les grandes lignes) par mail. Avec une belle simplicité, elle m’a avoué avoir énormément de travail, mais, s’est tout de même proposé de lire mes textes. Je crois bien que ça n’était même pas de la politesse, mais tout simplement une façon qu’à Marie, d’ouvrir toutes les fenêtres de la vie. Deux jours plus tard, elle m’a répondu, toujours avec autant de simplicité « ok je vais le faire ». Dans la droite lignée du livre, j’en ai fait un bond de joie en levant le poing de la victoire. La semaine d’après, nous avons relevé nos manches et nous sommes mises au travail comme des artisanes, ce mot me plait, par son évocation de lenteur de douceur et de travail bien fait, tout en même temps.

Ce qui m’a ébloui chez Marie, au-delà du fait qu’elle a offert au texte un souffle très personnel de liberté ; au-delà même de beauté de ses dessins puissants aux traits et aux couleurs pures ; c’est que, à tout moment, alors qu’elle ne connaissait pour ainsi dire, pas la sophrologie avant de recevoir mon message, elle a toujours entendu, vraiment entendu tout ce que je lui disais. Elle a laissé vibrer la petite musique de mes mots en elle, elle a écouté mes contraintes, les a faites, d’une certaine façon siennes, elle a dansé avec les textes, dansé vraiment, car oui, Marie est également danseuse professionnelle, et de ce tourbillon de mots, de formes et de couleurs sont nés les trois personnages du livre, le petit garçon, la petite fille et le Doudou lapin Hop Hop Hop.

Puissent ces dessins vous emmener danser votre propre danse.

Dessin de Marie par Marie Poirier www.mariepoirier.fr / Instagram : @mariepoirier_illustratrice

Marie

Les coulisses du livre: